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Chronique des temps qui tanguent : discerner les signes des temps

Discerner les signes des temps : voilà l’urgence pour le régime d’Alassane Ouattara, dans un pays où abondent les signes ‘’révoltants’’ de la gronde sociale, à commencer par la confusion au niveau des entreprises de téléphonie mobile qui en est le symptôme le plus épatant.

 

En effet les ‘’affaires sales’’ du gouvernement ne cessent de connaitre une hausse vertigineuse, jour après jour.

 

En effet, après les affrontements interethniques de Bouna dans le nord du pays entre agriculteurs et éleveurs qui ont fait plusieurs dizaines de morts, ce sont 5000 travailleurs qui ont été jetés à la rue suite à la fermeture de quatre entreprises (Green, Koz, Café Mobile et Comium) de téléphonie mobile.

 

Sans oublier la note circulaire de la direction générale de la douane qui interdit désormais à tout ivoirien de ramener de son voyage plus de 6 ml de parfum ou plus de 500 grammes de chocolat, sous peine de se voir taxé.

 

Un vrai coup de pied dans la fourmilière qui a débouché sur une grogne générale au sein de la population ivoirienne.

 

 

La crise sociale que vit la Côte d’Ivoire depuis quelques semaines revêt des figures multiples : crise d’injustice, crise foncière, crise politique, crise de la dignité humaine, crise de l’école, crise de la mal gouvernance….

 

 

Elle (crise) induit de nombreuses pathologies sociales aggravées par le clientélisme, le népotisme, le clanisme (rattrapage ethnique oblige), l’ingratitude (ça c’est pour les militants de la case), la mauvaise gestion des affaires de l’Etat et la désespérance d’une grande partie des ivoiriens devant un pays déboussolé qui va inéluctablement à vau-l’eau.

 

Sortir de cette confusion qui règne au sommet de l’Etat, alimentée par un silence assourdissant de celui qui tient les rênes du pays (pour combien de temps encore ?), exige que ces signes soient analysés et interprétés à l’aune des promesses mirobolantes que le candidat du rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a fait lors des précédentes campagnes électorales.

 

Ce modeste billet se propose d’apporter une réflexion sur cette situation que traverse la terre d’Eburnie, où le roi ADO (Alassane Dramane Ouattara) apparait dans sa plus simple expression d’homme mortel, à travers l’écroulement de son mythe de technocrate rigoureux, comme un château de cartes.

 

Mythe bâtit à coups de milliards de francs CFA (Anne Meaux de l’agence 7 pourra donner le coût exact de cette campagne) dans la communication et le polissement de l’image de marque sur l’aune de l’ignorance, de la  trop grande crédulité et de l’analphabétisme congénital et héréditaire de certains de nos compatriotes. Obnubilés qu’ils étaient de détenir en la personne de l’ex-premier ministre d’Houphouët Boigny, une perle rare, un cheval gagnant !

Que nenni !!!

 

Dans la douleur, l’homme change très souvent de paradigmes culturels, économiques, politiques…

 

Et c’est ce à quoi nous assistons depuis quelques jours, où la gronde sociale en cesse de monter. Même au sein des habitants de la case qui ont osé critiquer pour une fois le président de la république, leur champion. A qui tout était pardonné même l’inimaginable.

 

Les réseaux sociaux sont inondés des vidéos ou autres posts de protestation et de mécontentement généralisé des ivoiriens désabusés et révoltés devant l’inertie totale et sans doute voulue du gouvernement en panne sèche d’imagination et de réflexion sur des leviers capables de changer le cap pour un pacte social avec un visage plus humain.

 

Cependant, à quelle nouvelle mode de gouvernance les Ivoiriens devraient s’attendre dans les prochains jours ? Et quels changements devraient-ils y apercevoir dans le comportement de leur gouvernement ? Quel doit être le rôle de la société civile et partant de l’ivoirien lambda dans (cet enfantement qui sera sans doute douloureux) cette mutation ?

 

Autant de questions qui triturent les méninges des uns et des autres face à cette nouvelle donne à laquelle fait face le chef de l’Etat, Alassane qui jusqu’à présent avait bénéficié plus ou moins de la clémence ou de la mollesse (ça dépend de là où on se situe) des acteurs sociaux.

 

Et cette fronde sourde qui ne cesse de prendre du volume  devrait amener le président de la république à savoir lire entre les lignes et être capable d’interpréter ces signes, pour ne pas vivre comme son ainé Henri Konan Bédié, une autre révolution des œillères ou des velours.

 

A Mercredi prochain pour la suite….

 

FREDERIC GORE-BI

Commentaires (2)

  1. yao marius dit :

    la vie se complique de jours en jours on ne sait pas à quoi s’attendre dans l’avenir ,surtout que la réduction du cout de la vie est d’une impossibilité certaine. on souhaite seulement que nous prenons conscience que c’est nos entreprises personnelles et celles de l’État qui nous mettrons à l’abris du besoin.

    • Rena dit :

      I haven’t seen it mentioned (yet) … so I’ll bite:The AFTRA statement specifically mentions clip compensation for “non-promotional use(s)”. If this is in the actual contract language, then isn’t it a bit of a trap? Much of what happened during the WGA’s turn at bat involved the fact that the studios would like to make promotional mean whatever they want it to mean.Did AFTRA forget or ignore this during negotiations? Or is &#;1208promotional„ clearly (and narrowly) defined elsewhere in the contract?

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